Dimanche 28 juin 2020 : Nuku Hiva, le tour de l’ïle

 

 

Après avoir rencontré des voileux dans une jolie baie,  nous avons repris la route et nous nous sommes arrêtés pour visiter un site archéologique. Une partie avait été restaurée « comme à l’époque », avec de petites maisons au toit couvert de pandanus, l’équivalent  local de notre chaume, avec la fameuse place centrale. Il paraît que plus de 2 000 personnes vivaient là. On voit encore la partie haute où trônait le chef. Tout autour du site, nous avons repéré des mapé (noix de mapé), du taro, des cocotiers, qui devaient leur servir pour s’alimenter.

NH désert rouge soleilQuelques kilomètres de 4x4 plus loin, nous nous sommes arrêtés et avons grapahuté à travers la forêt pour atteindre une crête qui donne une vue superbe sur la baie de Anaho où mouillaient quelques voiliers, là où les deux couples de voileux vont arriver bientôt. La montée était assez dure, il faisait très chaud et les moustiques étaient très gourmands. Nous avons fait une pause au sommet, surplombant la baie pour déguster une grosse et délicieuse papaye et quelques madeleines pour midi. L’eau était encore fraiche, citronnée, bien venue. Je n’ai pas voulu descendre jusqu’à la plage comme prévu car je crois que je n’aurais pas eu la force de remonter vu la chaleur à cette heure de la journée. Nous sommes donc redescendus vers la voiture par le même chemin.

Au détour d’une belle côte volcanique, nous avons trouvé une jolie plage, à l’eau claire, au sable fin tout doré et nous en avons profité pour nous baigner. Des gens se baignaient, une dame avec ses enfants aussi, devant une petite église (les marquisiens sont catholiques et vont à la messe le dimanche matin). Il y avait même un tuyau pour se rincer après la baignade.« Je sais qu’on a de la chance de vivre ici, » a-t-elle dit à Steven alors qu’elle mettait de l’eau sur son bébé qui ne s’en plaignait visiblement pas.  Deux femmes étaient installées sous un hibiscus pour la journée peut-être et nous ont adressé quelques mots en souriant.

Une fois rafraîchis, nous avons pris le chemin côtier. Ce qui signifie avancer comme dans le lit d’une rivière avec le tout terrain pendant deux heures, même si c’était en haut des falaises tout le long. Il faut s’accrocher. Ça bouscule. Ca secoue grave. Nous avons trouvé quelques citrons sauvages, et pris quelques uns pour la citronnade du soir.

Nous nous sommes même trompés de route à un moment donné et nous nous sommes retrouvés dans un genre de ferme, tous les animaux étaient en liberté sous les cocotiers, chevaux, vaches, cochons, poulets, c’était assez incroyable à voir, l’herbe était rase. Nous avons vu aussi des cochons sauvages en chemin, sur le bord de route, pas farouches, et même six petits cochons. Nous n’avons croisé qu’une seule voiture, au début, en sens inverse.

Et sur un plateau aux couleurs incroyables, sur une piste de terre rouge, des chevaux sauvages galopaient devant nous, librement.