Hiva Oa piscine vue

Mardi 20 juin 2020

Nous sommes à Hiva Oa, notre première étape. L'île est petite, très jolie. Nous accédons à la maison de David qui nous héberge avec Sandra et leurs enfants Atea et Etekela. Nous avons été intégrés à leur vie quotidienne, partageant les soirées entre copains et les barbecue au bord de la piscine. David joue beaucoup à la guitare. Il s'entraîne pour la fête de la musique jeudi. Il est français, de Bordeaux, dirige une scierie, tandis que Sandra est marquisienne. Etekela veut devenir infirmière et va étudier à Papeete l'an prochain. La famille vit au milieu de ses nombreux animaux, chèvres, bouc, poules et coqs, canards, chiens...dans une maison totalement en bois, à flanc de colline, accessible par un chemin escarpé qui demande un savoir faire en voiture tout terrain.Nous avons déjeuné de poissons frais grillé plusieurs fois. L'eau de la maison provient d'une source captée directement par un tuyau. Il n'y a pas vraiment de lumière la nuit, il faut s'éclairer avec son téléphone, même s'il y a de l'électricité, des veilleuses. C'est rustique et simple, facile à vivre. Un autre monde. Une jolie petite famille.

Nous avons découvert le bourg, le site archéologique Epeke, grâce à notre guide David. Les gens vivaient en groupes par vallée. Il y en avait deux dans l'île. Tout en haut du site, un tiki surplombait. Des terres-pleins recevaient des huttes en descendant vers la mer. En haut, il y avait aussi une place, où se passaient les événements importants. Les sacrifices humains avaient lieu. L'anthropophagie existait encore au début du XXème siècle.

Le musée Gauguin n'avait aucune pièce authentique et se composait de copies réalisées par un couple artistes peintres. Sa maison a été reconstruite sur les lieux où il vivait. Certaines étaient très approximatives. Sur le même site, nous avons visité le musée Brel, vu son avion. Il a été le facteur de l'île pendant quelques années, allant chercher le courrier à Papeete, ramenant des gens, ouvrant un cinéma sur l'île. Les tombes sont au cimetière, en hauteur, vue sur mer.

Ce matin, j'ai accompagné Sandra à son travail. Elle accueille les gens des voiliers, les aide dans leurs démarches, propose des services. Ils sont peu nombreux ses temps-ci avec la fin du déconfinement. J'ai rencontré un couple qui venait de traverser l'Atlantique, et était arrivé par les canaux du cap Horn en suivant la côte chilienne sud. Faustine a un blog "matsya-songes.com". Une belle rencontre au sémaphore.