Faustine et son ami en provenance du Cap Horn

J'ai rencontré Faustine au Sémaphore à Hiva Oa. Ils étaient là depuis quelques mois, bloqués depuis le confinement et avaient décidé de passer par le Cap Horn (les canaux). La trentaine, elle est originaire de Bretagne et sait naviguer... et lui aussi. Ils comptent rentrer en France par le Japon. Elle fait un blog : matsya-songes.com

Ces navigateurs ont un blog, voilà pourquoi j'ai parlé d'eux en premier. Nous avons aussi rencontré beaucoup de navigateurs depuis le déconfinement, notamment au Yacht Club de Tahiti où nous faisons de la voile le samedi matin, d'autres encore qui vivent sur des voiliers ou des catamarans à Mahina Taina à Tahiti (François, Andréa). Il faut savoir que les vents sont favorables ainsi que les courants quand on vient d'Europe (il faut éviter les périodes des cyclones) mais que c'est plus compliqué pour rentrer. Dans l'Atlantique, le courant est circulaire. On arrive de Bretagne et on va aux Antilles et on fait une boucle par le nord côté glaciers vers le Groenland (route du Titanic...).

Une fois à Tahiti, beaucoup revendent leur bateau (comme aux Antilles d'ailleurs) car pour rentrer il faut soit passer par l'Asie, à l'ouest, et il y a le problème de Suez (beaucoup de pirates) et on doit plutôt contourner par l'Afrique du Sud (dangereux), aller aux Antilles pour revenir par le nord de l'Atlantique, soit par le cap Horn, réservé aux plus expérimentés car il faudrait 2 mois pour rejoindre Panama, car les vents et courants opposés.

C'est vraiment une chance exceptionnelle de rencontrer tous ces baroudeurs. Les rencontres sont faciles ici, les gens qui voyagent sont très ouverts.